Salut,
Je pose la question parce que j'ai eu une discussion un peu gênante avec une patiente la semaine dernière et j'arrive pas vraiment à savoir si j'ai bien géré la chose.
Elle venait pour un suivi classique, rien de particulier, et à un moment elle m'a demandé si le massage pouvait être "une source de plaisir" dans un contexte thérapeutique. Elle l'a formulé comme ça, je la cite à peu près. Du coup j'ai répondu de manière assez neutre, j'ai parlé du bien-être, de la détente, des effets sur le système nerveux parasympathique... bref le discours habituel. Mais j'ai senti qu'elle attendait autre chose comme réponse, ou peut-être une ouverture sur quelque chose de plus précis.
Ce qui me questionne c'est la frontière. Parce que franchement, le massage procure du plaisir, c'est physiologiquement documenté, les endorphines, l'ocytocine, tout sa. On peut pas faire comme si ce mot là n'existait pas dans notre domaine. Mais en tant que professionnel de santé j'ai l'impression qu'on évite le sujet ou qu'on le traite comme si c'était forcément problématique.
Y'a des études assez sérieuses (j'en ai lu une il y a genre 6 mois dans une revue anglophone) qui montrent que le plaisir physique perçu pendant un massage thérapeutique est un indicateur positif pour l'adhésion au traitement. Pas anodin.
Perso je me demande si on est formé a gérer ce type de question en consultation, ou si on reste tous dans un angle uniquement "fonctionnel" pour se protéger. Est-ce que vous avez déjà eu ce genre d'échange avec des patients ? Comment vous vous en sortez sans que ça parte dans une direction inconfortable pour tout le monde ?
Le massage, on peut en parler sereinement ici ?
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