#psychiatrie
#antidepresseurs
Après les premiers rapports sur les syndromes de sevrage aux antidépresseurs publiés au milieu des années 1990, il y a eu une recrudescence d’enquêtes, de revues et de colloques sur le sujet au cours de la décennie suivante. Puis cette phase a été suivie d’une nette baisse d’intérêt, comme si « l’épidémie » n’était plus d’intérêt public.
L’industrie pharmaceutique a réussi à minimiser ces événements cliniques et a probablement choisi d’aborder le moins possible ces questions.
Cependant, un autre phénomène est apparu. En 1998, j’avais reçu une lettre de Charles Medawar, le directeur d’une association de consommateurs au Royaume- Uni, le Social Audit.
Il avait créé un site Internet pour recueillir les témoignages de personnes sur leurs réactions au sevrage des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et avait publié un compte-rendu de ces expériences partagées.
D’autres sites ont suivi, notamment celui initié par Adele Framer aux États-Unis (sous le pseudonyme d’Altostrata ;( http://survivingantidepressants.org), proposant des informations sur la diminution de la posologie et un soutien par les pairs pour les syndromes de sevrage et de sevrage prolongé des médicaments psychiatriques. Un autre site, créé par Robert Whitaker (http://madinamerica.com), constitue un point de rencontre important pour les patients et les cliniciens qui peuvent y abor- der des questions ayant été censurées par les courants psychiatriques dominants.
En 2002, j’ai reçu (et publié dans Psychotherapy and Psychosomatics) une lettre d’un jeune psychologue qui partageait son expérience d’arrêt de la paroxétine :
« Le début du traitement a été facile. Après une rupture particulièrement brutale avec une copine qui m’avait laissé très bouleversé et apathique pendant quelques semaines, mon psychiatre m’a prescrit 20 mg de paroxétine.
La prise de médicaments est devenue une partie de mon quotidien ». Lorsqu’il a décidé d’arrêter le médicament (avec une étape intermédiaire à 10 mg), c’est devenu une autre histoire.
C’était un cauchemar d’agitation, d’irritabilité et de sensations physiques telles que des zaps cérébraux – des expériences décrites comme « une sensation d’électricité qui commençait par un étourdissement avec flou visuel, puis se répandait sur tout mon corps ».
L’expérience de sevrage a duré 4 semaines et la lettre se terminait par la recommandation d’informer les patients de ces problèmes avant de prescrire un ISRS, pour un choix éclairé.
Lien masqué,veuillez vous inscrire et commenter pour voir le lien de téléchargement,merci.
Lien :
Les manifestations cliniques du sevrage après arrêt des antidépresseurs
-
ludolapinou
- Messages : 214
- Inscription : ven. oct. 06, 2017 12:58 pm
- Contact :
Merci
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message
-
- 4 Réponses
- 294 Vues
-
Dernier message par Soumaré Boubacar
-
- 25 Réponses
- 2140 Vues
-
Dernier message par drkmmeriem
-
- 4 Réponses
- 241 Vues
-
Dernier message par wolfgang
-
- 6 Réponses
- 602 Vues
-
Dernier message par koutiala
-
- 6 Réponses
- 254 Vues
-
Dernier message par el alouani
-
- Information
-
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité
