#Syphilis
En 2013, environ 1 000 cas au stade précoce ont été rapportés en France.
Cette maladie est en recrudescence en France depuis lʼannée 2000, principalement chez les hommes homo-ou bisexuels (80 % des cas), en raison dʼun relâchement des conduites de prévention. La co-infection avec le VIH est fréquente (40 % des patients).
Elle pose principalement des problèmes diagnostiques, du fait de son polymorphisme clinique, et thérapeutiques à cause de ses localisations neurologiques et ophtalmologiques parfois précoces mettant en jeu le pronostic fonctionnel.
Treponema pallidum subsp. pallidum est une bactérie cosmopolite, spiralée, mobile, appartenant à lʼordre des Spirochætales, pas cultivable in vitro (antibiogramme impossible).
Son temps de division est long, de 33 heures dans la syphilis précoce à plusieurs jours dans la phase tardive, ce qui impose des traitements longs ou retard. La sérologie ne permet pas de distinguer cette souche des autres sous-espèces : T. pallidum endemicum (agent du bejel), T. pallidum pertenue (agent du pian) et T. carateum (pinta ou caraté), responsables de tréponématoses non vénériennes dans certains pays dʼAfrique et, dans une moindre mesure, dʼAmérique latine et dʼAsie.
Trois modes de contamination : sexuel, après un contact non protégé avec des lésions (risque de transmission estimé à un tiers), parentéral (évité par le dépistage systématique des dons du sang), et transplacentaire au cours du 2e trimestre de la grossesse (syphilis congénitale, très rare).
On en connaît l’histoire naturelle grâce à 2 grandes cohortes de patients non traités. Lʼune a été suivie à Oslo (Norvège) entre 1890 et 1910.
Lʼautre est tristement célèbre : des Noirs américains de Tuskegee (comté de Macon, Alabama), inoculés à la fi n des années 1920, ont été surveillés cliniquement pendant 40 années, bien au-delà de lʼarrivée de la pénicilline.
Deux classifications existent.
La première, clinique, reflète l'histoire naturelle de la maladie, avec quatre stades successifs : syphilis primaire (chancre), secondaire (septicémie avec localisations viscérales), latente asymptomatique (précoce et tardive) et tertiaire (complications neurologiques et cardiovasculaires).
La classification thérapeutique en distingue trois :
‒ la syphilis récente ou précoce, qui comprend les phases primaire, secondaire et latente précoce(de moins de 1 an).
Contagieuse, elle relève dʼun traitement court ;
‒ tardive : tertiaire, latente tardive (de plus de 1 an), non contagieuse et nécessitant une prise en charge plus longue ;
‒ la neurosyphilis (précoce ou tardive).
Lien masqué,veuillez vous inscrire et commenter pour voir le lien de téléchargement,merci.
Lien :
Syphilis : le point en 2015
.
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message
-
- Information
-
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités
