Si l’anorexie mentale peut sembler simple de diagnostic (une jeune fille trop maigre se trouvant trop grosse…), sa présentation peut être atypique, notamment si la patiente ne fait pas aisément état de ses problèmes du fait d’un vécu douloureux de son poids et/ou de sa silhouette. Cette réticence à se livrer fait partie de la maladie, la patiente ressentant un mal-être corporel intense en ayant ce fantasme que seul le fait de perdre « un petit peu plus » de poids permettra que tout aille mieux par la suite… La plainte étant donc rarement verbalisée, il est particulièrement important d’être alerté par des signes d’appel, que ce soit l'inquiétude de l’entourage, notamment familial, ou les problèmes somatiques associés.
L’atypicité peut aussi compliquer le dépistage, tels le début pprépubère, l’existence d’une comorbidité thymique ou addictive, d’un trouble de la personnalité associé (notamment les personnalités limites) ou les cas masculins (beaucoup plus rares, mais en augmentation).
Si la fréquence de l’anorexie mentale n’est pas considérable (0,5 % des jeunes filles), sa dangerosité l’est.
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Anorexie mentale : Dossier
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