#greffe
#uterus
En 2014, en Suède, après des recherches expérimentales rigoureuses et 7 transplantations utérines réussies sur 9 effectuées à partir de donneuses vivantes, le Pr Mats Brännström et son équipe de l’université de Göteborg en Suède ont rapporté la première naissance d’un enfant vivant et bien portant, quoique prématuré, ouvrant ainsi un nouveau chapitre des greffes d’organes.
La greffe de l’utérus est différente des autres greffes. Elle est transitoire, l’utérus transplanté devant être retiré après une ou deux grossesses afin d’éviter les inconvénients d’un traitement immunosuppres seur au long cours.
Elle n’est pas vitale comme celle du cœur, du foie ou du pancréas. Elle ne facilite pas non plus la survie du malade comme celle du rein ou n’améliore pas sa vie comme celle du visage ou des mains, mais elle permet de donner la vie.
Dès lors, elle représente un espoir pour les jeunes femmes souffrant d’une stérilité définitive liée à l’absence d’utérus d’origine congénitale dans le syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser ou chirurgicale à la suite d’une hémorragie de la délivrance ou d’un cancer du col, en actuelle recrudescence.
C’est aussi un espoir pour celles dont l’utérus n’est pas ou n’est plus fonctionnel en cas de malformations ou de synéchies, ou encore pour celles qui ont subi de multiples échecs de tentatives d’assistance médicale à la procréation.
Il est évident que la receveuse doit être jeune et indemne de toute pathologie chronique pouvant retentir ultérieurement sur la grossesse, le couple stable (3 ans pour les auteurs suédois) et le partenaire en bonne santé.
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Greffer l’utérus, est-ce bien raisonnable ?
merci
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