Dépistage organisé du cancer colorectal : un bilan décevant qu’il faut améliorer
Publié : mer. mai 08, 2024 8:14 pm
#cancer
#oncologie
S’il n’était qu’un cancer à dépister, ce serait le cancer colorectal ! Il est parmi les cancers dépistables le plus fréquent, le plus grave, celui qui concerne le plus grand nombre, qui dispose d’une très longue phase précancéreuse, dont l’efficacité du dépistage repose sur le meilleur niveau de preuve (4 essais contrôlés randomisés), dont le dépistage n’expose pratiquement pas au sur-diagnostic, dont le traitement des formes précoces est parfaitement codifié et non mutilant, et dont les rapports bénéfice-risque et coût-efficacité sont les meilleurs.
Pourtant, le dépistage du cancer colorectal est le moins prescrit des dépistages des cancers en France (tableau1).
L’Assurance maladie a estimé que près de 50 % des personnes âgées de 50 à 74 ans avaient bénéficié d’un dépistage du cancer colorectal ou d’une coloscopie de diagnostic en 2012 (56,2 % en Alsace en 2016-2017). Il est paradoxal que le dépistage du cancer de la prostate, non recommandé, bénéficie du meilleur taux de couverture (71 %).
Avec 43 000 nouveaux cas et 18 000 décès en 2015 en France, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et la 2e cause de mortalité par cancer.
Dans notre pays, la mortalité par cancer colorectal diminue de plus de 1 % par an depuis les années 1980, principalement du fait des progrès thérapeutiques, et son incidence reste globalement stable malgré une ébauche de diminution de 0,3 % par an depuis 2005.
Bon nombre de ces décès et de ces nouveaux cas pourraient être évités. Plusieurs essais contrôlés randomisés ont démontré que le dépistage périodique par recherche de sang occulte dans les selles et par recto-sigmoïdoscopie permettait de diminuer la mortalité par cancer colorectal, voire son incidence.
Quatre essais contrôlés randomisés évaluant le dépistage par coloscopie sont en cours.
Lien masqué,veuillez vous inscrire et commenter pour voir le lien de téléchargement,merci.
Lien de téléchargement :
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S’il n’était qu’un cancer à dépister, ce serait le cancer colorectal ! Il est parmi les cancers dépistables le plus fréquent, le plus grave, celui qui concerne le plus grand nombre, qui dispose d’une très longue phase précancéreuse, dont l’efficacité du dépistage repose sur le meilleur niveau de preuve (4 essais contrôlés randomisés), dont le dépistage n’expose pratiquement pas au sur-diagnostic, dont le traitement des formes précoces est parfaitement codifié et non mutilant, et dont les rapports bénéfice-risque et coût-efficacité sont les meilleurs.
Pourtant, le dépistage du cancer colorectal est le moins prescrit des dépistages des cancers en France (tableau1).
L’Assurance maladie a estimé que près de 50 % des personnes âgées de 50 à 74 ans avaient bénéficié d’un dépistage du cancer colorectal ou d’une coloscopie de diagnostic en 2012 (56,2 % en Alsace en 2016-2017). Il est paradoxal que le dépistage du cancer de la prostate, non recommandé, bénéficie du meilleur taux de couverture (71 %).
Avec 43 000 nouveaux cas et 18 000 décès en 2015 en France, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et la 2e cause de mortalité par cancer.
Dans notre pays, la mortalité par cancer colorectal diminue de plus de 1 % par an depuis les années 1980, principalement du fait des progrès thérapeutiques, et son incidence reste globalement stable malgré une ébauche de diminution de 0,3 % par an depuis 2005.
Bon nombre de ces décès et de ces nouveaux cas pourraient être évités. Plusieurs essais contrôlés randomisés ont démontré que le dépistage périodique par recherche de sang occulte dans les selles et par recto-sigmoïdoscopie permettait de diminuer la mortalité par cancer colorectal, voire son incidence.
Quatre essais contrôlés randomisés évaluant le dépistage par coloscopie sont en cours.
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