Hyperactivité : stratégies non médicamenteuses
Publié : ven. nov. 09, 2018 6:00 pm
#Hyperactivite
Toujours recommandées en première intention, elles sont efficaces même chez les plus jeunes enfants.
Le #TDAH est caractérisé par l’association à des degrés divers d’un déficit de l’attention, d’une impulsivité et d’une hyperactivité, entraînant une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire et familial.
Le déficit attentionnel se manifeste par une distractibilité excessive, des troubles de l’attention sélective et soutenue, une faiblesse de la mémoire de travail. L’impulsivité est le plus souvent à la fois cognitive et comportementale. L’hyperactivité motrice fait que ces enfants sont toujours en mouvement, incapables de rester assis longtemps, beaucoup plus actifs que leurs pairs du même âge. On distingue différentes formes de TDAH : inattentive prédominante, hyperactive-impulsive prédominante et mixte, la plus courante.
C’est un trouble neuropsychologique fréquent chez les enfants d’âge scolaire (prévalence : 3 à 5 %), surtout les garçons (sex-ratio : 2 à 3/1). Pour évaluer l’intensité des symptômes, l’ADHD-Rating Scale et le questionnaire de Conners sont utiles.
Les tests psychométriques et neuropsychologiques permettent une meilleure exploration mais ils ne sont pas toujours nécessaires au diagnostic.
Les symptômes s’atténuent généralement avec l’âge, mais persistent dans environ un tiers des cas à l’âge adulte.
Les comorbidités, fréquentes, doivent être recherchées systématiquement, elles peuvent être des diagnostics différentiels : troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dysgraphie…), du comportement (trouble oppositionnel avec provocation ou des conduites…), conduites à risque, abus de substances, addictions, troubles du spectre autistique, anxieux ou du sommeil, déficience intellectuelle, épisode dépressif… Une dysrégulation émotionnelle (p. ex. : difficultés à contrôler sa colère) est volontiers associée. D’où un diagnostic parfois difficile.
Les recommandations françaises préconisent de prescrire systématiquement des thérapies non médicamenteuses et d’y associer si besoin le méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quasym, Medikinet).
Plusieurs études ont démontré l’intérêt de cette approche multimodale.
Les traitements non médicamenteux sont à choisir en fonction de l’offre locale et des besoins de l’enfant. Plus leur mise en place est précoce, meilleurs sont les résultats.
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Toujours recommandées en première intention, elles sont efficaces même chez les plus jeunes enfants.
Le #TDAH est caractérisé par l’association à des degrés divers d’un déficit de l’attention, d’une impulsivité et d’une hyperactivité, entraînant une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire et familial.
Le déficit attentionnel se manifeste par une distractibilité excessive, des troubles de l’attention sélective et soutenue, une faiblesse de la mémoire de travail. L’impulsivité est le plus souvent à la fois cognitive et comportementale. L’hyperactivité motrice fait que ces enfants sont toujours en mouvement, incapables de rester assis longtemps, beaucoup plus actifs que leurs pairs du même âge. On distingue différentes formes de TDAH : inattentive prédominante, hyperactive-impulsive prédominante et mixte, la plus courante.
C’est un trouble neuropsychologique fréquent chez les enfants d’âge scolaire (prévalence : 3 à 5 %), surtout les garçons (sex-ratio : 2 à 3/1). Pour évaluer l’intensité des symptômes, l’ADHD-Rating Scale et le questionnaire de Conners sont utiles.
Les tests psychométriques et neuropsychologiques permettent une meilleure exploration mais ils ne sont pas toujours nécessaires au diagnostic.
Les symptômes s’atténuent généralement avec l’âge, mais persistent dans environ un tiers des cas à l’âge adulte.
Les comorbidités, fréquentes, doivent être recherchées systématiquement, elles peuvent être des diagnostics différentiels : troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dysgraphie…), du comportement (trouble oppositionnel avec provocation ou des conduites…), conduites à risque, abus de substances, addictions, troubles du spectre autistique, anxieux ou du sommeil, déficience intellectuelle, épisode dépressif… Une dysrégulation émotionnelle (p. ex. : difficultés à contrôler sa colère) est volontiers associée. D’où un diagnostic parfois difficile.
Les recommandations françaises préconisent de prescrire systématiquement des thérapies non médicamenteuses et d’y associer si besoin le méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quasym, Medikinet).
Plusieurs études ont démontré l’intérêt de cette approche multimodale.
Les traitements non médicamenteux sont à choisir en fonction de l’offre locale et des besoins de l’enfant. Plus leur mise en place est précoce, meilleurs sont les résultats.
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