Diarrhées chez l’immunodéprimé
Publié : dim. nov. 04, 2018 8:52 am
#Diarrhee
#’immunodeprime
Les microsporidies sont des organismes unicellulaires, de 1 à 2 mm, sans mitochondries, proches des champignons, très répandus surtout dans les eaux de surface.
Ils infestent insectes, poissons, oiseaux et mammifères. Parasites intracellulaires obligatoires, ils se développent notamment dans les cellules épithéliales, avec une phase de prolifération (mérogonie) puis une période de dissémination (sporogonie). Chez l’homme, la contamination a lieu par voie oro-fécale et par inhalation ; parmi les espèces connues, les plus fréquentes sont Encephalitozoon intestinalis et Enterocytozoon bieneusi.
L’infestation peut rester asymptomatique chez les sujets sains.
Cependant, chez les immunodéprimés (infectés par le VIH avec < 100 CD4/mm3, transplantés ou sous chimiothérapie), ces parasites provoquent des douleurs abdominales et une diarrhée chronique (5 à 10 selles/j), sans glaires ni sang, accompagnées d’anorexie et d’amaigrissement. Initialement localisés dans l’intestin grêle, ils peuvent remonter vers les voies biliaires, les sinus et les poumons (E. bieneusi) ou diffuser vers l’appareil urinaire (E. intestinalis).
Le diagnostic est affirmé par la mise en évidence des spores à l’examen parasitologique des selles (surtout sur le frottis) mais aussi dans les mucosités nasales, la ponction de sinus et le liquide de lavage broncho-alvéolaire.
E. intestinalis doit être systématiquement recherché dans les urines. L’espèce est ensuite identifiée grâce à des techniques de biologie moléculaire.
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Les microsporidies sont des organismes unicellulaires, de 1 à 2 mm, sans mitochondries, proches des champignons, très répandus surtout dans les eaux de surface.
Ils infestent insectes, poissons, oiseaux et mammifères. Parasites intracellulaires obligatoires, ils se développent notamment dans les cellules épithéliales, avec une phase de prolifération (mérogonie) puis une période de dissémination (sporogonie). Chez l’homme, la contamination a lieu par voie oro-fécale et par inhalation ; parmi les espèces connues, les plus fréquentes sont Encephalitozoon intestinalis et Enterocytozoon bieneusi.
L’infestation peut rester asymptomatique chez les sujets sains.
Cependant, chez les immunodéprimés (infectés par le VIH avec < 100 CD4/mm3, transplantés ou sous chimiothérapie), ces parasites provoquent des douleurs abdominales et une diarrhée chronique (5 à 10 selles/j), sans glaires ni sang, accompagnées d’anorexie et d’amaigrissement. Initialement localisés dans l’intestin grêle, ils peuvent remonter vers les voies biliaires, les sinus et les poumons (E. bieneusi) ou diffuser vers l’appareil urinaire (E. intestinalis).
Le diagnostic est affirmé par la mise en évidence des spores à l’examen parasitologique des selles (surtout sur le frottis) mais aussi dans les mucosités nasales, la ponction de sinus et le liquide de lavage broncho-alvéolaire.
E. intestinalis doit être systématiquement recherché dans les urines. L’espèce est ensuite identifiée grâce à des techniques de biologie moléculaire.
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