La polyneuropathie diabétique douloureuse
Publié : lun. oct. 22, 2018 3:03 pm
Trois études apportent des données épidémiologiques précises. Deux ont été réalisées à partir de registres de médecine générale : une polyneuropathie sensitivo-motrice (PCSM) a été diagnostiquée chez près de la moitié des patients diabétiques mais seulement un tiers d’entre eux avaient des douleurs persistantes depuis plus d’un an, soit une prévalence de 16 % de NDD.
Cette prévalence était de 5% dans une population non diabétique appariée pour l’âge et le sexe; 12,5 % des patients avec NDD n’avaient jamais rapporté leurs symptômes à leur médecin et 39% n’avaient jamais été traités pour leur douleur.
Dans une seconde étude la prévalence globale de NDD est de 26 % et atteint 44% parmi les patients atteints de PCSM.
Une 3ème étude réalisée en Belgique sur plus de 1100 patients diabétiques suivis dans 40 centres spécialisés, s’est pour la première fois appuyée sur des outils validés pour estimer la prévalence de la PCSM et de la NDD [3]. Tous les patients ont été systématiquement examinés à la recherche d’une hypoesthésie au moyen de l’instrument Neuropen qui teste la sensibilité tactile (monofilament) et la sensibilité à la piqûre.
En cas de douleurs, le questionnaire DN4 était utilisé pour identifier leur nature neuropathique.
Selon ces critères, 43% des patients diabétiques présentaient une polyneuropathie sensitive, avec une nette prépondérance chez les diabétiques de type 2 (51 %) par rapport au type 1 (25,6 %). Environ un tiers de ces patients souffraient de douleurs neuropathiques des membres inférieurs, soit une prévalence globale de NDD de 14 %, plus élevée dans le type 2 (18 %) que dans le type 1 (6 %). Il est intéressant de constater que les estimations fournies par cette étude réalisée en centres spécialisés sont assez proches de celles réalisées en médecine générale.
Au vu de ces différentes études, on peut estimer que la prévalence de la NDD est de 15 à 20 % chez les patients diabétiques de type 2, et d’environ 5% chez les patients diabétiques de type1.
Quant à l’incidence, elle serait approximativement de 2% par an.
Lien masqué,veuillez vous inscrire et commenter pour voir le lien de téléchargement,merci.
Lien de téléchargement :
Cette prévalence était de 5% dans une population non diabétique appariée pour l’âge et le sexe; 12,5 % des patients avec NDD n’avaient jamais rapporté leurs symptômes à leur médecin et 39% n’avaient jamais été traités pour leur douleur.
Dans une seconde étude la prévalence globale de NDD est de 26 % et atteint 44% parmi les patients atteints de PCSM.
Une 3ème étude réalisée en Belgique sur plus de 1100 patients diabétiques suivis dans 40 centres spécialisés, s’est pour la première fois appuyée sur des outils validés pour estimer la prévalence de la PCSM et de la NDD [3]. Tous les patients ont été systématiquement examinés à la recherche d’une hypoesthésie au moyen de l’instrument Neuropen qui teste la sensibilité tactile (monofilament) et la sensibilité à la piqûre.
En cas de douleurs, le questionnaire DN4 était utilisé pour identifier leur nature neuropathique.
Selon ces critères, 43% des patients diabétiques présentaient une polyneuropathie sensitive, avec une nette prépondérance chez les diabétiques de type 2 (51 %) par rapport au type 1 (25,6 %). Environ un tiers de ces patients souffraient de douleurs neuropathiques des membres inférieurs, soit une prévalence globale de NDD de 14 %, plus élevée dans le type 2 (18 %) que dans le type 1 (6 %). Il est intéressant de constater que les estimations fournies par cette étude réalisée en centres spécialisés sont assez proches de celles réalisées en médecine générale.
Au vu de ces différentes études, on peut estimer que la prévalence de la NDD est de 15 à 20 % chez les patients diabétiques de type 2, et d’environ 5% chez les patients diabétiques de type1.
Quant à l’incidence, elle serait approximativement de 2% par an.
Lien masqué,veuillez vous inscrire et commenter pour voir le lien de téléchargement,merci.
Lien de téléchargement :