Pathologie hémorroïdaire
Publié : sam. mai 12, 2018 9:32 pm
#Hemorroides
L’accessibilité du canal anal en a fait une région très tôt explorée dès la période de l’Empire égyptien avec les papyrus d’Ebers, de Berlin et d’Edwin Smith. À l’époque, le traitement était essentiellement médical, fait de pansements locaux (lin enduit plaçé dans l’anus, lavements). Les Égyptiens utilisaient surtout la bière, le miel, le lait, l’huile et l’eau. Le traitement chirurgical n’est encore pas évoqué.
Hippocrate, à l’époque de la saignée salvatrice, voit dans le saignement hémorroïdaire une protection contre les maladies et « ainsi est-il nécessaire de ne pas trop les traiter et de toujours laisser un peu de cette issue bénéfique : ayez soin d’en laisser toujours une ».
Il en imagine déjà la physiopathologie : « La maladie se produit ainsi : la bile ou le phlegme se fixant dans les veines du rectum, échauffe le sang qui est dans les veines ; ces veines échauffées, attirent le sang, les veines les plus voisines se remplissent et font tumeur dans l’intérieur du rectum. Les têtes des veines sont saillantes, et à la fois contuses par les excréments qui sortent, pressées par le sang qui s’y accumule, elles projettent ce liquide surtout avec les selles, mais quelques fois sans les selles. »
Les idées d’Hippocrate sont reprises par Ambroise Paré en 1575 : « Si elles jettent modérément, on ne les doit pas arrêter du tout, parce qu’elles préservent de la mélancolie,lèpre, pleurésie, péripneumonie selon la sentence d’Hippocrate… mais si le flux de sang est démesuré, on l’arrêtera car autrement il cause hydropisie par réfrigération du foye. »
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L’accessibilité du canal anal en a fait une région très tôt explorée dès la période de l’Empire égyptien avec les papyrus d’Ebers, de Berlin et d’Edwin Smith. À l’époque, le traitement était essentiellement médical, fait de pansements locaux (lin enduit plaçé dans l’anus, lavements). Les Égyptiens utilisaient surtout la bière, le miel, le lait, l’huile et l’eau. Le traitement chirurgical n’est encore pas évoqué.
Hippocrate, à l’époque de la saignée salvatrice, voit dans le saignement hémorroïdaire une protection contre les maladies et « ainsi est-il nécessaire de ne pas trop les traiter et de toujours laisser un peu de cette issue bénéfique : ayez soin d’en laisser toujours une ».
Il en imagine déjà la physiopathologie : « La maladie se produit ainsi : la bile ou le phlegme se fixant dans les veines du rectum, échauffe le sang qui est dans les veines ; ces veines échauffées, attirent le sang, les veines les plus voisines se remplissent et font tumeur dans l’intérieur du rectum. Les têtes des veines sont saillantes, et à la fois contuses par les excréments qui sortent, pressées par le sang qui s’y accumule, elles projettent ce liquide surtout avec les selles, mais quelques fois sans les selles. »
Les idées d’Hippocrate sont reprises par Ambroise Paré en 1575 : « Si elles jettent modérément, on ne les doit pas arrêter du tout, parce qu’elles préservent de la mélancolie,lèpre, pleurésie, péripneumonie selon la sentence d’Hippocrate… mais si le flux de sang est démesuré, on l’arrêtera car autrement il cause hydropisie par réfrigération du foye. »
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